Source : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/10/07/retiens-ton-souffle-camarade-puis-n%e2%80%99oublie-pas-de-respirer/
Maintenant, retenez votre souffle jusqu’au vote des primaires ! Quel suspens ! Mais, ensuite, n’oubliez pas de respirer ! De toute façon, il le faudra bien. Car, aucun des problèmes soulevés ne redescendra avec la poussière ! J’en parle. Puis je vous tiens informés de la suite des pressions des USA sur l’Europe. Si vous voulez suivre ce feuilleton crucial pour comprendre les semaines qui viennent, il vous faudra revenir à ma précédente note qui fait le point sur le sujet. Puis il est question de la guerre d’Afghanistan. Enfin je parle de laïcité. Et de ses héroïnes. Oui.
Avant le premier tour des primaires socialistes, je me risque à un petit bilan. Pro domo ! Je le fais au risque du résultat qui pourrait l’infirmer pour partie. Elles ont été un incontestable moment de politisation à gauche. Les débats ont été suivis. Ils ont fait réfléchir ceux qui y ont assisté. Sur le terrain, pour la première fois depuis longtemps les socialistes ont dû aller au contact non pour vendre des salades locales mais pour convaincre de politique nationale et des différences de ligne politique plutôt que d’étiquette. Je ne m’exagère pas cet épisode militant mais je le prends en compte. J’en suis gourmand car je ne perds pas de vue qu’il y aura des lendemains d’expectative pour ceux qui se seront laissés convaincre, mais dont le champion(ne) sera battu(e). Au deuxième tour ils devront choisir que faire. Puis les électeurs des cinq battus devront nils_ruinet_001ensuite savoir s’ils choisissent de soutenir le vainqueur au premier tour de la présidentielle où s’ils font un autre choix à gauche. Ce sera le troisième tour en quelque sorte. On peut l’organiser si le(a) survivant(e) accepte de débattre avec moi.
Ce premier épisode ne nous aura pas desservis. Il aura même profité au Front de Gauche de bien des manières. Les interventions de Montebourg surtout, mais aussi celles de Ségolène Royal sur maints points, ont désenclavé le vocabulaire et les thèmes portés si longtemps par nous seuls. Il est frappant de voir combien le centre de gravité du débat s’est déplacé sur la gauche depuis cet été où l’on assista au concours du champion socialiste de l’austérité. L’autre apport pour le Front de Gauche est venu des éclaircissements reçus sur le positionnement des candidats socialistes à propos de plusieurs questions essentielles. En particulier celles du partage des richesses et du système d’alliance. Sur le smic et sur le choix entre l’alliance au centre ou celle avec le Front de gauche, nous sommes fixés. Mais que de révélations également en cours de route ! Par exemple sur le statut des enseignants que les deux premiers dans les sondages veulent changer pour faire « travailler plus et gagner plus ». Comment sera perçu le chassé-croisé entre Hollande et Aubry sur la dépense éducation ? On ne sait pas. Mais il restera selon moi un froid sévère entre ces deux-là et le monde éducatif. En effet sur le terrain on a bien compris que tous les deux veulent faire travailler tout le monde davantage. Tous les deux disent bien d’autres chosesnils_ruinet_002 inacceptables. L’un en proposant 60 000 créations de postes avalise 16 000 suppressions. L’autre réitère son idée saugrenue d’un nombre d’élèves par classe en fonction de la situation sociale du quartier.
Ces clarifications en tout genre nous aident pour le lendemain de ces primaires. Elles seront présentes dans le débat quand les électeurs de gauche devront choisir entre le Front de gauche et le vote socialiste. Dans les milieux et les réseaux les plus politisés ou les plus au fait des dossiers tout cela compte beaucoup. Et c’est de ces milieux là que va partir la mobilisation citoyenne à gauche pour l’élection présidentielle. Voici venu le moment de collationner les réponses faites à mon invite aux socialistes de choisir entre l’alliance au centre et l’alliance à gauche. Je compte sur mes commentateurs pour rafraichir les déclarations s’ils en trouvent d’autres plus explicites. Car on a compris que le flou est toujours l’indice d’une prédilection inavouée. Et pour être plus net je dis que ceux qui ne savent pas répondre clairement sont en fait des amis de l’alliance au centre qui n’osent pas le dire aujourd’hui et qui tromperont tout le monde à la fin. Je fais le tour donc d’un verbatim à l’autre. Voyons François Hollande : "C'est au second tour que les uns et les autres auront à prendre leur responsabilité. Il faudra faire accueil à tous ceux qui le voudront à condition qu’ils acceptent le projet". Martine Aubry : "au-delà de la gauche, des républicains, des démocrates voudront, je l'espère, s'associer à nous." Ségolène Royal : "Je prends l'engagement de veiller à dépasser les clivages politiques. Cela n'empêche pas de rassembler d'abord son camp. Ce que je veux pour la France, une majorité constructive avec les centristes humanistes, des gaullistes sociaux"
Arnaud Montebourg : «Je pense qu'il n'est pas nécessaire de construire d'alliance avec des partis pour bâtir une majorité présidentielle. C'est la majorité parlementaire qui le nécessite, et, en ce qui me concerne, je crois possible une alliance avec les Verts, les radicaux de gauche, les républicains de Jean-Pierre Chevènement, le Parti communiste et le Front de gauche. Je ne crois pas que le centre existe. » Enfin Manuel Valls : « Nous devons rassembler la gauche et les écologistes, à condition d'avoir clarifié de nombreux débats. Mais je reste convaincu que des hommes et des femmes comme Dominique de Villepin, Français Bayrou ou Corinne Lepage, pour ne citer qu'eux, peuvent faire partie, s'ils le souhaitent, d'une majorité de large rassemblement.». Au cours des dernières heures Manuel Valls et Arnaud Montebourg ont fait l’un et l’autre des déclarations sur ce thème et pour me nils_ruinet_003répondre dont je les félicite. Valls a dit sur BFM-tv qu'"évidemment" il voulait s'allier avec Bayrou. Et Montebourg a dit hier soir sur Beur FM qu'il était "dans une stratégie de Front populaire, c'est à dire de rassemblement des gauches pour bâtir une alternative". Ils ont dit des choses exactement inverses mais ils les ont dites clairement et sans détour. Je les en remercie l’un et l’autre.
Je n’ai pas compris quelle logique politique organisera le second tour de ce vote. D’habitude, au deuxième tour d’une élection, on vote pour le candidat de gauche le mieux placé. Ce cas de figure ne s’applique pas ici, cela va de soi. Ils sont tous membres du même parti. Mais chacun nous a dit qu’il était assez différent de l’autre pour se sentir vocation à se présenter. S’agirait-il alors de dire quelles sont les différences les plus ressemblantes ? Paradoxe. Il n’y aura donc que deux attitudes possibles me semble-t-il pour les recalés du premier tour. Ou bien laisser passer le mieux placé ou bien le déclarer tellement insupportable qu’on accepte n’importe quelle coalition pour le battre. Mais alors quel désaveu a assumer pour les perdants au moment il leur faudra faire campagne. C’est pourquoi je parie que si l’écart entre le premier et le second est supérieur à dix points, le suivant se retirera purement et simplement.
A présent il faut admettre que les socialistes en dissolvant leur parti dans le mécanisme des primaires ont ouvert une nouvelle période de leur histoire. Par contrecoup nous y sommes tous impliqués. Et ce n’est que le début. Viendront inévitablement les primaires pour la tête de liste aux élections municipales ou cantonales et régionales. Nous devrons alors bien réfléchir à ce qu’il faudra faire. Car ce qui vient d’apparaitre à cette occasion c’est que nous sommes, de fait, que cela nous plaise ou non, protagonistes de ces votes. Beaucoup de personnes qui vont voter Front de gauche au premier tour de l’élection présidentielle vont pourtant aller voter aux primaires socialistes. Je le sais bien. Pas mal sont venues me le dire, à la manifestation des enseignants et à celle des retraités par exemple. Que je n’y aille pas et que j’explique pourquoi ne les a pas dissuadés. Comme je l’ai dit, chacun n’en fait qu’à sa tête. Je n’y peux rien. Je sais que c’est comme ça que tout se fait à présent. Et j’ai bien des raisons de ne pas m’en plaindre. J’imagine qu’il en ira de même pour les élections nils_ruinet_004locales. Je ne parle pas seulement des nôtres qui voudront y voter mais de ceux qui voudront y concourir. Ceux qui ont ouvert leur boite de Pandore ne sont pas prêts de pouvoir la refermer !
Europolitik
Written by Gabriele Del Grande
Friday, 07 October 2011
Trois cent mille euros pour le rapatriement de 21 Burundais. Quatre cent mille pour 56 Irakiens et jusqu’à un demi-million pour 60 Nigérians. La machine des expulsions en Europe ne semble pas connaître la crise. Au moins à en juger au dernier rapport annuel de Frontex, l'agence pour la patrouille des frontières extérieures de l'Union européenne, qui en une année a été en mesure de dépenser bien 8.525.782 d’euros pour le rapatriement de 2038 personnes. Et le chiffre comprend seulement les frais de déplacement, et non pas les coûts pour la rétention dans les centres d'identification ni les coûts des tribunaux pour les procès pour la validation de la détention. En bref, avec un certain recul ces opérations de joint return annoncées avec tant de clameur sont un fiasco aussi du point de vue économique. Et dire que l'idée était née juste pour économiser en temps et en argent. Au lieu d'utiliser des vols réguliers, Frontex loue des avions de compagnies privées et leur fait faire plusieurs escales dans les différents pays européens pour les remplir de passagers à expulser et de leurs escortes de police. Sur l'existence de ces opérations, personne ne fait plus de mystères, tous les Éats membres y participent, y compris l'Italie. Et ils en sont fiers. Mais personne ne nous a dit jusqu'à présent leurs coûts.
Les pays avec lesquels l'agence Frontex a réussi à établir des accords sur les vols charters pour les rapatriements ne sont pas très nombreux: le Nigéria, le Cameroun, la Gambie, le Kosovo, l'Albanie, la Géorgie, l'Arménie, l’Equateur, la Colombie, le Burundi et l’Irak. C'est vrai, même avec l'Irak! Le retour en Irak des potentiels réfugiés politiques est une question encore aujourd’hui très débattue à cause des risques évidents auxquels ces personnes sont exposées dans un pays qui est loin d'être pacifié. Pourtant des pays comme le Royaume-Uni, la Hollande, la Suède, la Norvège et l'Autriche n'ont pas eu de problèmes pour charger leurs demandeurs d'asile irakiens sur les charters à destination de Bagdad. L'Italie, pour sa part, participe surtout à l'organisation de vols charters à destination du Nigéria et du Cameroun, avec la participation sporadique aux charters pour le Kosovo, l'Ukraine et la Colombie. Les coûts sont à nouveau prohibitifs.
Un vol comme celui de Londres du 11 novembre dernier, avec 60 Nigérians expulsés à destination de Lagos, a coûté bien 423 940 euros. Toujours moins des 491 388 euros dépensés pour le rapatriement de 118 Colombiens et Equatoriens, le 26 janvier 2010 depuis l'Espagne, l'Italie, la France et la Hollande. Et le Burundi en proportion coûte encore plus cher. Le vol du 2 février 2010 à destination de Bujumbura a coûté 273 206 euros pour seulement 21 passagers, expulsés de Suède, Chypre, Pays-Bas et Norvège. Sans mentionner l'Irak: le 9 juin 2010, Frontex a dépensé 392 363 euros pour reconduire à Bagdad 56 Irakiens expulsés de Suède, Hollande, Grande-Bretagne et Norvège après que leur demande d'asile politique avait été refusée.
L'Union européenne, qui alloue près de dix millions d'euros pour 2000 rapatriements est la même région où d’après les estimes environ trois millions de personnes vivent sans permis de séjour et aussi le lieu où l’on considère que 100 000 personnes entrent chaque année de la Méditerranée et des frontières terrestres de l'Est, tandis que d'autres centaines de milliers de personnes arrivent dans nos aéroports avec des visas qui sont destinés à être périmés.
Pendant ce temps, sans faire de bruit, des centaines de milliers d'autres personnes quittent l'Europe pour faire le voyage de retour vers leur pays par leurs propres moyens, au point que dans des endroits comme l'Allemagne, l'Autriche et la Hollande la présence de la population immigrée a baissée de 10% ces dernières années, d’après un rapport d'Eurostat.
Alors on se demande à quoi cela sert de dépenser autant d'argent dans les opérations de rapatriement et plus généralement dans l'appareil de répression contre la mobilité des citoyens non-européens, alors qu’il est scientifiquement démontré que tout cela est inutile. Que les gens se déplacent du sud au nord et vice versa, indépendamment des lois sur l'immigration et de la machine à expulser. Et que tous les désordres causés le long de nos frontières par la désobéissance civile par ceux qui décident de violer les lois d'immigration en paix ne seraient rien de plus que de l'oxygène pour notre démocratie. Si seulement nous avions compris que, en 2011, la mobilité est un droit pour tous. Et que dans deux générations, les politiques d'aujourd'hui seront considérés comme la honte de notre époque. Une période de crise bien évidemment non seulement économique, dans laquelle l'Europe préfère investir dix millions d’euros pour expulser 2000 de ses nouveaux citoyens, plutôt que d’en soutenir autant et de leur donner autant de possibilités concrètes et des services.
Ci-dessous, vous pouvez télécharger le budget 2010 de l'agence Frontex pour les rapatriements conjoints sur les charters.
Gabriele Del Grande
Fortress Europe
http://www.newropeans-magazine.org/content/view/12523/1/lang,english/
On notera l'originalité du graphisme pour le sujet :
En 2012, on va leur faire un dessin : "Le front... par CN-PCF
La Montagne
JEUDI 22 SEPTEMBRE 2011
Hospitalisée le lundi 22 août à l'hôpital Estaing, à Clermont-Ferrand, pour décollement du placenta à cinq mois de grossesse, une mère de famille rom originaire du Kosovo, a accouché dans la nuit de mardi à mercredi d'une petite fille. L'enfant n'a survécu que quelques heures à l'intervention.
La femme avait été admise dans le service de grossesses à haut risque de l'hôpital au lendemain de son retour dans la capitale auvergnate, après avoir été libérée du centre de rétention de Lille.
Centre de rétention où elle séjournait avec sa famille suite à un arrêté de reconduite à la frontière émis par la préfecture du Puy-de-Dôme.
Un magistrat lillois avait finalement ordonné leur libération, fustigant des conditions d'interpellation « opaques » et un transfert de 10 heures vers Lille plutôt que Lyon, «disproportionné » et « injustifié », évoquant enfin un « traitement inhumain et dégradant ». La famille avait fait le trajet retour dans la foulée.
Les propos du juge de Lille avait heurté tant la police que le secrétariat général de la préfecture du Puy-de-Dôme, tandis que le Réseau éducation sans frontières 63 (RESF 63) dénonçait « ces atteintes quotidiennes aux droits de l'Homme ».
« Sur un plan de logique médicale, c'est une évidence que ce décollement du placenta (était) la conséquence directe de ce trimballement à Lille et du choc de l'arrestation », avait assuré en août un médecin clermontois. « Mais elle (avait) été hospitalisée avant ». Âgée de 30 ans, le mère de famille avait fait une fausse couche en février.
La boutique " CYBERLAND " rue du Coureau à Montpellier affiche l'information suivante;
ICI PRISE DE RENDEZ-VOUS A LA PREFECTURE
POUR
Dépot de dossier de titre de séjour y compris renouvellement / duplicata /modification
Il est probable que ce service proposé soit payant.
Il en est de même de certaines officines douteuses ou d'interprètes qui s'offrent à présenter des demandes d'asile vouées à l'échec, mais néanmoins payantes.Certains demandeurs d'asile préferrent s'adresser à un avocat, compétent peut-être, mais payant à coup sûr. Et n'oublions pas les passeurs auxquels de nombreux étrangers font appel pour venir en France; ils se font payer très cher.
Ainsi les sans-papiers deviennent une marchandise dont le commerce rapporte des sous ! cette activité contribuerait donc au développement de l'économie de notre pays qui en a besoin !
Quant à la Cimade, elle est ringarde: elle prétend en effet que la solidarité doit être gratuite !
Par Salariés de 60 Millions de conso. | Rep. personnel INC | 22/09/2011 | 12H34
Source : http://www.rue89.com/2011/09/22/ce-que-lindependance-de-60-nous-a-permis-de-reveler-222984
Aujourd'hui, l'indépendance de 60 Millions de consommateurs, mensuel de l'Institut national de la consommation (INC), est menacée par un projet de privatisation.
Voici quelques-uns des sujets les plus marquants révélés par « 60 ». Ils ont permis de modifier la législation, fait reculer les professionnels ou entraîné la répression des faits dénoncés.
2000-2005 : OGM, euro, maisons de retraite…
Novembre 2000. Stop aux chèques payants. Plusieurs banques s'apprêtent à tarifer les chèques, « 60 » déroule un argumentaire pour s'y opposer, et fait reculer les banquiers.
Septembre 2001. A la veille du passage à la monnaie unique, « 60 » dénonce les euro-profiteurs qui ont dopé leur prix avant le grand basculement. C'est la première fois qu'on soupçonne l'euro d'être inflationniste. Le retentissement dans la presse est immense, d'autant que les professionnels s'étaient engagés à geler les prix durant les trois mois du grand passage.
Janvier 2002. « 60 » publie une liste de 36 produits alimentaires courants contaminés aux OGM sur 103 analysés.
Janvier 2003. L'analyse des céréales du petit-déjeuner révèle une contamination inquiétante aux mycotoxines, produites par des moisissures : jusqu'à deux fois la dose journalière tolérable par les enfants !
Juin 2003. « 60 » révèle deux scandales financiers perpétrés par La Poste (placement Benefic) et Carrefour (placement Millenium) qui ont trompé plus de 300 000 épargnants. Ceux-ci croyaient avoir investi en toute sécurité dans un produit soi-disant garanti en capital, alors qu'ils ont perdu jusqu'à 30 %.
Contre rémunération, des tests sur des malades d'Alzheimer
Janvier 2004. Un dossier consacré aux maisons de retraite révèle que les DDASS ont abandonné ou presque les inspections dans les maisons de retraite, ouvrant la voie aux pratiques les plus indignes. Toutes les maisons épinglées dans le dossier de « 60 » seront au final fermées par décision de justice ou de l'administration.
L'une d'entre elles était dirigée par deux médecins qui testaient de nouvelles molécules sur les malades d'Alzheimer pour le compte de laboratoires pharmaceutiques, en contrepartie de substantielles rémunérations.
Janvier 2005. « 60 » enquête sur les magouilles dans le diagnostic immobilier, un marché naissant mais gangréné par l'incompétence et la corruption. La Répression des fraudes lancera dans la foulée une vaste enquête avec des milliers de procédures à la clé. La réglementation de la profession évoluera.
2006-2011 : éthylotests, alarmes de piscine, sel…
Février 2006. On apprend que les éthylotests utilisés par les automobilistes ne sont toujours pas fiables. En avril, que fumer du cannabis revient à ingurgiter sept fois plus de goudron et de gaz carbonique que le tabac. En novembre, que 6 détecteurs de fumée sur 10 [abonnés] ne la détectent pas bien, la fumée !
Novembre 2007. « 60 » établit le palmarès des abus les plus scandaleux dans les contrats de syndics. Sur 100 contrats décryptés, 96 comportent des irrégularités ! Ce constat aboutira finalement à l'adoption d'un arrêté imposant la standardisation des contrats.
Des hausses de prix jusqu'à 48%
Mars 2008. Avant même la diffusion du journal en kiosque, la « Liste noire des prix qui flambent » déclenche une telle bronca médiatique que le Premier ministre François Fillon convoque d'urgence une réunion interministérielle. L'enquête révèle des hausses allant jusqu'à 48%.
Une cinquantaine d'enquêteurs de la Répression des fraudes sont envoyés dans les grandes surfaces pour vérifier ce coup de chaud sur les prix, dû à l'explosion des cours des matières premières agricoles.
Le gouvernement décide dans la foulée de reformer les relations fournisseurs-distributeurs, d'assouplir les règles d'urbanisme commercial et de créer une nouvelle autorité de la concurrence. (Voir la vidéo dans laquelle Luc Chatel dénonce la hausse des prix, le magazine en main)
Mai 2008. Autre enquête qui entraînera une nouvelle loi : « 60 » envoie dans les grandes surfaces une dizaine de clients-mystère quasi surendettés se faire prêter sans grand problème des sommes qui les enfonceront encore plus. Christine Lagarde décidera l'année suivante d'exiger un dossier prouvant la solvabilité d'un emprunteur avant de lui accorder un crédit revolving.
Juillet 2008. « 60 » teste les alarmes de piscine et constate avec effroi qu'un seul dispositif de sécurité a été capable de détecter la chute d'un enfant ! Les autorités administratives et politiques sont saisies du péril.
Octobre 2008. « 60 » révèle les recettes des industriels pour augmenter les prix sans toucher au prix unitaire : il suffit de diminuer les quantités. Prince de Lu a rétréci, les petits pots Danette sont plus légers, le fromage blanc Jockey a perdu 100 gr. Cette mesquinerie à grande échelle aura un retentissement international.
Novembre 2008. Le magazine établit un bilan assez négatif sur l'évolution de la teneur en sel des produits de grande consommation sur 5 ans.
Le même mois, le site de « 60 » lance une alerte sanitaire, constatant que de nombreuses personnes sont brulées par une substance qui se trouve dans certaines chaussures d'origine chinoise, le diméthylfumarate (DMF). Cette substance sera finalement interdite en décembre.
Février 2009. « 60 » livre les résultats d'un test sur les vêtements pour enfants : neuf d'entre eux contiennent des phtalates, substance chimique préoccupante, à un taux supérieur au seuil autorisé.
Juin 2009. « 60 » est le premier à évoquer dans ses colonnes le phénomène du goût amer constaté après la consommation de pignons de pin. Il faudra attendre septembre 2010 pour que le mystère soit enfin éclairci : une espèce chinoise de pignons non-comestibles est en cause.
Novembre 2009. « 60 » se lance dans un nouveau combat contre les frais punitifs des banques. L'enquête économique et juridique montre que les commissions d'intervention prélevées par les banques, pour honorer un paiement au-delà d'un découvert autorisé, sont usuraires, et donc illégales.
Mai 2010. « 60 » demande l'instauration pour certains produits d'une nouvelle façon d'indiquer le tarif : le prix à l'usage. Pour les lessives, par exemple, le meilleur prix pour comparer entre poudre, liquide et tablettes plus ou moins concentrés, c'est le prix du lavage. Cette mesure se développe peu à peu actuellement.
Juillet-août 2010. Nos analyses sur les poissons révèlent que 38% des filets sont vendus sous une fausse appellation.
Octobre 2010. « 60 » publie une analyse détaillée du contenu des contrats d'assurance vie en euros, les plus « sécurisés », et les plus opaques jusque-là. L'on découvre avec surprise qu'ils contiennent des titres de créance douteuse, voire des actifs pourris.
Avril 2011. Plusieurs teintures pour cheveux contiennent des produits inquiétants, potentiellement toxiques. Certains échantillons contiennent jusqu'à quinze ingrédients préoccupants.
Septembre 2011. « 60 » publie son indice annuel du pouvoir d'achat par ménage. Il constate un recul de 0,6% sur l'année écoulée et prévoit un recul de 0,4% sur l'ensemble de l'année 2011 alors que l'Insee annonce une hausse de 1%.
Aujourd'hui, l'indépendance de 60 Millions de consommateurs est menacée par un projet de privatisation. Pour soutenir le magazine, une pétition est en ligne sur Soutenons60.org.
Pétition : http://soutenons60.org/Signez-la-petition
Lionel Maugain, journaliste, représentant du personnel au conseil d'administration, et Fabienne Loiseau, journaliste, représentante du personnel au comité d'entreprise.
30 millions de migrants climatiques en Asie en 2010
Mis à jour le 20.09.11 à 16h18
Source : http://www.20minutes.fr/ledirect/791124/30-millions-migrants-climatiques-asie-2010
Selon la Banque de développement asiatique, plus de 30 millions de personnes ont dû changer de région en 2010 en Asie à cause d’événements climatiques ou environnementaux. Les perspectives pour les années à venir sont pessimistes: la Banque de développement asiatique table sur une augmentation du nombre de migrants avec les effets du réchauffement climatique, comme la montée du niveau des mers, les inondations ou les sécheresses.
La Banque de développement asiatique a chiffré à 40 milliards de dollars (environ 30 milliards d’euros) le coût de l’adaptation des pays asiatiques au changement climatique, notamment avec la construction de digues ou la restauration des mangroves pour éviter les inondations.
http://www.lalibre.be/actu/international/article/686529/printemps-arabe-10-de-demandes-de-visas.html
Christophe Lamfalussy
Mis en ligne le 21/09/2011
Il n’y a pas eu d’“exode biblique”. Juste une légère augmentation des demandes.
Où sont passées les hordes d’immigrants que certains prédisaient en conséquence du "Printemps arabe" et, surtout, de la guerre en Libye ? Pas en Belgique en tout cas.
Au cours des huit premiers mois de 2011, les demandes de visas en provenance des pays du "Printemps arabe" n’ont augmenté que de 10 %, a appris "La Libre Belgique". L’information a émergé la semaine dernière à Tunis lors d’un brainstorming à huis clos des diplomates belges de la région, présidé par le ministre Steven Vanackere. Elle a été confirmée mardi par les Affaires étrangères.
Celles-ci évoquent une augmentation de 10 % des visas de courte et de longue durée sur les huit premiers mois de 2011, par rapport aux huit premiers mois de 2010. L’augmentation est jugée peu importante, d’autant plus que les demandes de visas ont parfois augmenté plus fortement en provenance d’autres régions du monde.
Ces chiffres confirment ceux du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA). Au mois d’août, seulement 21 personnes venant d’Egypte, de Tunisie et de Libye ont introduit une demande d’asile, un peu plus, 64 de Syrie. " On reconnaît certes une hausse, mais ce n’est pas du tout un flux massif ", explique Damien Dermaux, porte-parole au CGRA.
Les quatre pays ne figurent même pas dans le "Top 10" des demandeurs d’asile des huit premiers mois de 2011. L’Afghanistan (11,8 % des demandes), la Guinée (8,2 %), l’Irak (7,9 %), le Kosovo (6,6 %) et la Russie (6,1 %) fournissent des contingents bien plus importants. La demande est si forte cette année que le CGRA évalue à 25 000 environ le nombre de demandeurs d’asile pour cette année. On atteindrait ainsi un niveau équivalent à l’année 2001. Mais cette hausse n’aura en rien -ou très peu- été alimentée par le "Printemps arabe".
Pourtant, en mars dernier, le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini avait prédit un " exode biblique " en provenance de Libye. " Nous savons à quoi nous attendre si le système au pouvoir en Libye tombe : une vague inhabituelle de 200 000 à 300 000 immigrés. Soit dix fois le phénomène des réfugiés albanais que nous avons connu dans les années 90 ", avait-il dit. De fait, des milliers de clandestins sont arrivés sur l’île italienne de Lampedusa, des centaines ont péri dans leurs frêles embarcations, mais il n’y a pas eu l’exode massif brandi et promis par le colonel Kadhafi à l’Europe.
Une partie des candidats a cependant été retenue dans des camps qui sont voisins de la Libye, celui du poste frontière de Saloum en Egypte et celui de Choucha du côté tunisien. Il s’agit pour la plupart de réfugiés africains (Erythrée, Somalie, Ethiopie, Côte d’Ivoire, Soudan mais aussi Irak et Palestine) qui ne veulent ou ne peuvent plus revenir dans leur pays après avoir travaillé en Libye.
Dans un communiqué cinglant publié mardi, Amnesty International appelle les Européens à prendre leurs responsabilités et à accueillir davantage de ces réfugiés sur une base humanitaire. " Cet échec est particulièrement éclatant étant donné le fait que certains pays européens, en participant aux opérations de l’Otan en Libye, ont été partie de ce conflit qui est l’une des principales causes de ce mouvement de populatio n", écrit Amnesty.
L’Union européenne avait appelé les Etats membres à accueillir 10 000 réfugiés de Libye. La Belgique en a accueilli 25 d’origine érythréenne et congolaise en juillet. Ceux-ci suivent actuellement des cours d’intégration au centre d’accueil pour demandeurs d’asile Fedasil à Pondrôme (Beauraing).
Par Didier Salavert | Porte-parole d'Alternative Libérale | 20/09/2011 | 09H39
Source : http://www.rue89.com/2011/09/20/appel-a-liberaliser-le-droit-de-manifester-et-se-parler-222621
Vendredi dernier, les « indignés » m'avaient invité à venir débattre sur la construction européenne. J'aime bien les indignés, non parce que je partage toutes leurs idées mais simplement parce qu'ils sont indignés. L'indifférence est le poison mortel de notre civilisation. Notre avenir dépend de notre capacité à nous indigner.
Donc me voilà arrivant place de la Bastille, à Paris, pour participer au débat. Une trentaine d'indignés sont présents, de tous âges, manifestement de toutes conditions sociales. Ils discutent ensemble comme entre amis dans le calme, en petits groupes de quelques individus.
La présence policière est supérieure à celle des indignés. Des cars de CRS sont stationnés à l'entrée de la place. Des policiers en civil équipés de talkies-walkies surveillent le « rassemblement ». L'accès aux marches de l'Opéra Bastille est interdit par des barrières métalliques.
Erreur de forme
Les passants traversent le groupe des indignés sans même s'apercevoir de leur présence. Cela ne ressemble pas vraiment à une manifestation de nature à troubler l'ordre public comme pourrait le laisser penser le déploiement policier.
L'organisateur du débat m'informe que les policiers en civil présents ont signifié que le rassemblement est interdit , motif : le document autorisant le dit rassemblement, pourtant remis par la préfecture de police, comporte une erreur de forme.
L'organisateur réussit à joindre par téléphone un interlocuteur à la préfecture de police pour lever l'erreur. Il tend le téléphone au policier en civil pour que celui-ci s'entretienne avec le fonctionnaire. Refus courtois. Le rassemblement reste interdit. Partager son indignation est interdit pour cause d'erreur de tampon.
Faut-il un tampon administratif pour se parler ?
J'étais déjà indigné, par principe. Maintenant en plus, j'ai de la peine pour mon pays et je suis en colère.
France, chantre de la liberté, qu'es-tu devenue ? Faut-il un tampon administratif pour que des citoyens pacifiques soient autorisés à se parler librement autrement que cachés chez eux ? La République n'a pas succédé à la monarchie absolue pour que le tampon remplace la lettre de cachet !
L'article 431-9 du code pénal stipule :
« Est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende le fait :
d'avoir organisé une manifestation sur la voie publique n'ayant pas fait l'objet d'une déclaration préalable dans les conditions fixées par la loi ;
d'avoir organisé une manifestation sur la voie publique ayant été interdite dans les conditions fixées par la loi ;
d'avoir établi une déclaration incomplète ou inexacte de nature à tromper sur l'objet ou les conditions de la manifestation projetée. »
Modifions le code pénal !
En ce temps où nous avons tous besoin de liberté pour inventer le monde nouveau dont plus personne ne conteste l'exigence, demandons à nos élus de modifier comme suit cet article du code pénal :
« Les citoyens ont le droit fondamental d'organiser une manifestation sur la voie publique sur simple déclaration préalable ; cette déclaration vaut droit de manifester ;
L'autorité publique peut exiger des mesures motivées par la sécurité publique et celle des manifestants, et strictement proportionnées aux nécessités de l'ordre public ;
Les organisateurs d'une manifestation qui n'ont pas pris les mesures visées à l'alinéa précédent ou qui ont établi une déclaration incomplète ou inexacte de nature à tromper sur les conditions de la manifestation projetée peuvent être condamnés à une amende de 7 500 € en cas de dommages aux biens ou aux personnes du fait de la manifestation. »
Ecrivez à votre député pour qu'il dépose un projet de loi en ce sens. Ce n'est pas la révolution mais la seule affirmation d'un droit constitutionnel.
Au boulot n°22
Source : http://www.filoche.net/2011/09/01/ils-veulent-aussi-supprimer-les-prud%E2%80%99hommes-2/
Laurence Parisot affirme que « les prud’hommes insécurisent les employeurs »
Aussi Woerth a t il fait passer à l’ombre du pillage des retraites, une loi du 15 octobre 2010 dont l’article 7 reporte le renouvellement général des conseils de prud’hommes jusqu’à une date qui sera fixée par décret et au plus tard le 31 décembre 2015. Cette loi prolonge le mandat des actuels élus de 2 ans. Ceci, prétendument, en raison du grand nombre de scrutins prévus au premier semestre 2014 et « afin de mener une réflexion sur une éventuelle modification du mode de désignation des conseillers prud’hommes, commencée par le rapport Richard, compte tenu notamment de la baisse du taux de participation et du coût élevé du scrutin selon les modalités actuelles. »
Pour préparer le terrain, Darcos avait déjà peint en noir le dernier scrutin du 3 décembre 2008 (25,5 % de votants) en prétendant avoir tout fait pour améliorer la participation : 1°) « implantation de bureaux de vote dans les entreprises, » 2°) expérimentation du vote électronique à Paris » 3°) « simplifications des modalités de vote par correspondance », 4°) « campagne de communication significative », 5°) « dépense globale de 95 millions d’euros ».
Mais c’était faux : la composition des listes était largement incomplète, les erreurs d’adresses et d’envoi d’informations considérables, les bureaux de vote étaient restés mal implantés, et ce ne sont pas les votes électroniques aléatoires qu’il fallait faciliter, mais l’information des électeurs eux-mêmes. Qui sait que tout salarié peut voter, même un jeune de moins de 18 ans ? Les jeunes ne le savent pas, on ne leur dit pas dans les écoles où ils sont pourtant en alternance. Qui sait qu’un chômeur peut voter ? C’est un gymkhana pour s’inscrire quand on est au Pôle emploi. Qui sait qu’un immigré peut voter ? En effet, il suffit qu’il ait un contrat de travail pour aller élire les juges de la République ! Dans ce pays où l’on discute à l’infini du droit de vote des immigrés aux élections locales, ce n’est pas rien : mais aucune information ne leur est faite. Qui sait qu’un salarié peut quitter son entreprise, aller voter sans perdre de salaire ? Pas les patrons d’un million de petites entreprises de moins de 10 salariés : lorsqu’un inspecteur du travail fait sa permanence ce jour-là, il reçoit de nombreux appels :
« - Allo, mon patron ne veut pas me laisser sortir pour aller voter, il dit qu’il me retient la demi-journée si je fais cela ». Enfin les spots télévisés sont rares, tardifs, indigents, non explicatifs. Aucun grand média n’explique aux 17 millions de salariés concernés ce que sont vraiment les prud’hommes. Il n’y a eu aucun débat télévisé en 2008 sur aucune chaîne de service public, entre les syndicats, sur leur programme, leurs orientations et candidats. À la fin, on rencontre des millions de salariés qui ne SAVENT PAS ce que sont les prud’hommes. C’est donc un miracle positif extraordinaire s’il y a eu quand même 4,5 millions de votants !
En fait, ils étouffent l’intérêt des électeurs, ce qui hausse le nombre des abstentions et il ne reste plus, ensuite, comme dans une République bananière qu’à reporter l’élection elle-même avant de la supprimer. Ils ont déjà procédé ainsi de 1965 à 1995 avec les élections aux caisses de protection sociale. Une fois qu’ils auront supprimé l’élection des prud’hommes c’est plus facile de supprimer l’institution elle-même : rêve de Medef !
Gérard Filoche