Lara JoVentre

En colère à quatre mains

03 décembre 2009

Faut il vacciner les enfants

http://www.youtube.com/watch?v=DgOJzHbcm-8

A voir absolument !!

Posté par Kokolat à 08:07 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 novembre 2009

Paraplégique, il comparaît allongé devant ses juges

Par Laure Heinich-Luijer | Avocate | 30/11/2009 | 12H50

Source : http://www.rue89.com/derriere-le-barreau/2009/11/30/paraplegique-il-comparait-allonge-devant-ses-juges-0

La scène est à peine croyable. Le détenu arrive en ambulance. Une ambulance bien gardée. Un hôpital sous escorte venu de la maison d'arrêt de Fresnes. Le véhicule se gare dans les anciennes écuries du roi devenues la Cour d'appel de Versailles. L'endroit est beau pour y juger un animal.

Les gendarmes se demandent comment ils vont faire pour présenter le détenu devant ses juges. Il n'y a pas de monte-charge à Versailles. Il n'y a même pas d'ascenseur. Il n'est pas prévu d'y comparaître allongé.

Le garçon est étendu dans un brancard. Il ne peut pas bouger, la tête coincée dans une minerve, un caillot qui menace la moelle épinière. Paraplégique c'est sûr. Tétraplégique, c'est en bonne voie.

Il possède un certificat médical rédigé par le médecin de l'hôpital de la maison d'arrêt : son état de santé est devenu incompatible avec la détention.

En général, si l'on rampe devant ses juges, c'est de manière symbolique

L'ambulance sert de parloir : l'avocat lui explique qu'il ne sera pas jugé. Evidemment. On ne comparaît pas allongé. En général, si l'on rampe devant ses juges, c'est de manière symbolique.

Il n'y aura pas à plaider. L'impossibilité de tenir une audience sera soulevée d'office par le président et tout le monde sera d'accord.

Il y a d'ailleurs un cas tout à fait identique jugé par la Cour européenne des droits de l'homme concernant la même pathologie et la même Maison d'arrêt (Vincent / France, 26 mars 2007). La Cour estime que la détention d'une personne handicapée dans un établissement où elle ne peut pas se déplacer, et en particulier quitter sa cellule par ses propres moyens, constitue un traitement dégradant au sens de l'article 3 de la Convention.

Ici, le garçon ne peut pas même comparaître par ses propres moyens.

Les gendarmes le portent tant bien que mal. La scène fait penser aux pires déménagements, quand le meuble ne passe pas, qu'il faut se contorsionner dans l'escalier, qu'on n'est pas certain d'y arriver, qu'à tout moment ça peut lâcher. Sauf que là, c'est la vie qui à tout moment peut lâcher.

Comme une chose abandonnée

Les gendarmes ont tenu bon. On aurait dit qu'ils en étaient désolés. Ils se sont presque excusés auprès de l'avocat ; auprès du détenu ils n'ont pas osé. Ils l'ont posé où ils pouvaient, comme une chose abandonnée.

L'avocat pensait que s'il n'était pas nécessaire de plaider l'évidence, il était nécessaire d'en parler. Il a voulu prévenir le président de cette situation mais la greffière s'est interposée : « Le président ne souhaite pas vous recevoir ».

C'est vrai, parfois les présidents ne parlent pas aux avocats. Ce n'est pas une règle, c'est juste un constat.

Les juges ont fait leur entrée, l'huissier a demandé aux gens de se lever…

Le président a souhaité qu'on fasse venir le brancard plus près. On a poussé les chaises, les tables, les lampadaires et le brancard est venu se placer au milieu du prétoire. Il y avait un garçon dessus, la question est : quelqu'un s'en est-il aperçu ?

« Maître, vous demandez à ce que l'affaire ne soit pas jugée aujourd'hui, quel est le problème ? ».

Le problème était allongé devant eux. Il avait deux bras, deux jambes qui ne fonctionnaient pas. Le problème est un brancard dans une salle d'audience. Le problème est une minerve qui fait qu'un garçon allongé regarde le plafond. Le problème s'appelle dignité.

Le problème est qu'on ne parle plus le même langage.

Ecarter l'individu de la société, peu importe dans quel état il est

Le problème est que la nouvelle conception de la politique pénale n'est plus la quête de la justice et de l'équité. Aujourd'hui, sa seule vocation est de réguler les troubles sociaux : la sanction en est réduite à écarter l'individu de la société. Peu importe dans quel état il est. Peu importe qui il est. Peu importe ce qu'il pourrait expliquer. Ce qui compte, c'est de l'écarter de la société.

Le problème, c'est que lorsque les juges ne sont plus atteints par rien, qu'ils ne sont plus touchés par rien, cela ne sert effectivement plus à rien de parler. Et cela ne sert plus à rien de plaider.

« Monsieur, êtes-vous capable de comprendre le procès ? » Oui, Monsieur n'a pas de tumeur au cerveau, il est juste allongé dans un lit d'hôpital, les yeux fixés au plafond.

« Le calendrier de la Cour est très chargé et nous avons prévu de juger votre affaire aujourd'hui, le certificat médical dit que votre état est incompatible avec la détention, il ne dit pas qu'il est incompatible avec votre comparution devant une juridiction ».

Il y a des moments où c'est à désespérer de plaider.

Totale négation de son humanité

L'avocate générale est suspicieuse : « Il y a 6 mois, quand il a été incarcéré, il est entré en prison sur ses deux pattes. »

C'est bien confirmé, on juge un animal.

Ils n'ont rien écouté, rien entendu, rien compris. Ce n'était pas une histoire de mauvaise volonté. Juste une autre appréciation de l'humanité. Ou plutôt sa totale négation.

Ils ont mis des heures à se décider. Puis ils ont renvoyé le jeune homme en prison à Fresnes, jusqu'en janvier, pour qu'il y voit d'autres médecins, pour dire si c'était bien vrai qu'il ne pouvait pas se lever. Des vétérinaires auraient peut être été plus appropriés.

En janvier, il ne pourra pas davantage se lever. Il viendra en ambulance bien escorté. Il sera de nouveau monté devant ses juges comme une chose qu'on n'arrive pas à manier. Il sera peut-être lâché. Par les gendarmes ou par la vie. Quelle importance d'être lâché quand on a déjà perdu toute dignité ?

Il faut espérer que l'avocat ne le lâche pas, qu'il croie encore un peu dans l'utilité de plaider.

Le jour où il ne restera aux avocats qu'à se taire, on se demande bien qui aura encore le droit de parler.

Posté par AuFilDeGarrigue à 17:49 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 novembre 2009

Fiscalisation des indemnités journalières accident du travail

Je trouvais cela profondément injuste. L'un de mes amis est décédé d'un accident du travail laissant derrière lui une veuve et 3 enfants à élever. La sécurité sociale a conclu dans un premier temps à la faute inexcusable de l'employeur. Voyant cela, et sachant que cela allait lui coûter bonbon l'employeur a fait appel obtenant ainsi un délai suffisant pour mettre l'usine en faillite, licencier tout le personnel et continuer son activité ailleurs. Moral ce tour de passe-passe ?

Donc, pour reprendre mon propos, trouvant cela injuste j'ai cherché "des billes" sur le net et je suis tombée sur une intervention d'une députée à l'assemblée nationale que je partage avec vous :

"Mme Martine Billard. « Monsieur le ministre, vous ne voyez pas pourquoi toutes les indemnités journalières seraient fiscalisées et pas celles-ci ? Quant au rapporteur général, il a parlé «d’anomalie fiscale», «d’équité». Eh bien, la raison pour laquelle ces indemnités n’ont pas à être fiscalisées, c’est tout simplement qu’elles sont perçues par des victimes d’accident du travail. Un petit rappel s’impose puisque certains semblent l’avoir oublié : dans l’entreprise, le salarié est subordonné à son employeur. Du fait de ce lien de subordination, il n’est pas responsable de l’accident du travail. C’est l’entreprise qui l’est ! Non seulement il est normal qu’il ait un revenu de remplacement, mais il serait plus juste socialement – même si la «justice sociale» est désormais considérée comme un gros mot sur les bancs de la droite – qu’il conserve son salaire, intégralement payé par l’entreprise. Malheureusement, ce n’est pas le cas et il doit se contenter d’un revenu de remplacement.

Dans ces conditions, puisque l’accident est lié au travail, à l’entreprise, il serait équitable, dès lors que le salarié perçoit un revenu de remplacement de son salaire, que ce revenu ne soit pas fiscalisé. Cela n’a rien à voir avec les indemnités journalières pour maladie ou maternité.

Enfin, il ne faut pas oublier que la réparation du préjudice subi par un accidenté du travail est moindre que celle perçue pour un accident hors champ du travail, notamment un accident de la route. Non seulement le salarié est victime d’un accident du travail dont il n’est pas responsable, mais il perd une partie de son salaire et il est moins indemnisé pour le préjudice subi que pour n’importe quel autre accident hors de l’entreprise ! Je dirais plutôt qu’il y a un manque d’équité au détriment des salariés des entreprises privées.

Les fonctionnaires, eux, restent payés. Si leur salaire est fiscalisé, au moins le touchent-ils intégralement pendant un certain temps. Quant à la prétendue couverture de tous les salariés par des accords de branche, ce n’est pas vrai. Il reste encore des salariés non couverts, comme ceux qui travaillent dans la sphère des services à la personne. En cas d’accident du travail, ils ne sont pas indemnisés pour l’intégralité de leurs absences. Voilà pourquoi ce que vous proposez n’est pas du tout une mesure d’équité sociale mais, au contraire, d’injustice sociale."

Posté par AuFilDeGarrigue à 17:15 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 novembre 2009

H1N1 et grippe saisonnière

Avez vous remarqué ? On nous parle de la grippe A, mais étrangement, point de la grippe saisonnière... Étonnant !  

Je vous recommande vivement de voir ou de revoir le très bon reportage diffusé sur ARTE que vous pouvez retrouver sur le blog PHARMACRITIQUEPHARMACRITIQUE : "un virus qui fait débat".

Vous pouvez également écouter les 2 émissions de Là bas si j'y suis (France Inter)
la première sur la
vaccination et les expertises
la seconde sur le Loby pharmaceutique.   

Je ne me ferai pas vacciner, je ne ferai pas vacciner mes enfants, je ne cautionnerai pas cette campagne honteuse et indigne d'une démocratie.

Posté par Kokolat à 22:13 - Santé - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 novembre 2009

Quand c'est trop grave, il vaut mieux éviter les blablas

Dauphin_

Posté par AuFilDeGarrigue à 08:33 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 novembre 2009

Lettre ouverte de Battisti au Brésil, sa terre

Source : http://www.rue89.com/mouloud-akkouche/2009/11/20/lettre-ouverte-de-battisti-au-bresil-sa-terre-daccueil

« Il y a la beauté et les humiliés.(…) Je voudrais n'être infidèle ni à l'une ni aux autres », écrivait Albert Camus dans « Retour à Tipasa ». Cette phrase m'est revenue en mémoire en lisant ce matin la lettre très sincère de Cesare Battisti actuellement en grève de la faim.

Je ne vais pas revenir sur l'affaire judiciaire qui a déjà fait couler beaucoup d'encre. Je souhaiterais juste évoquer un homme seul face à la mort, un individu qui, n'en déplaise à ses détracteurs, ne s'est jamais considéré comme un être parfait. En tout cas, il se trouve en ce moment dans le couloir de la mort : la grève de la fin comme une peine de mort infligée par la surdité et l'aveuglement. Des années que des citoyens connus et des dizaines de milliers d'inconnus en France et ailleurs se battent pour sortir un individu englué dans la boue de l'Histoire. L'Histoire d'un pays tout entier, pas seulement la sienne.

A l'heure où j'écris ces quelques lignes, il est enfermé dans une prison brésilienne. Pourtant, pendant son séjour en France, des juridictions françaises ont refusé son extradition et, après son départ justifié du pays des droits de l'Homme à cause d'un acharnement au quotidien sur lui et sa famille, la justice brésilienne avait décidé de lui accorder l'asile politique. Le Brésil qui sait reconnaître les injustices.

Mais à nouveau une poignées d'hommes et de femmes, mus par une haine irrationnelle pour certains, rationnelle pour d'autres animés par des volontés politico-économiques, ont décidé de continuer de le harceler, reprendre le flambeau de politiques italiens qui devraient nettoyer un peu plus leurs placards avant de juger ceux des autres.

Un homme seul ne peut servir de grand méchant loup à une nation entière

Pourtant trois décennies sont passées sur les calendriers. Et d'autres acteurs de part et d'autre de l'échiquier politique du drame italien de l'époque coulent aujourd'hui des jours heureux avec leurs proches. Pourquoi un seul homme comme bouc émissaire à un drame historique vécu par des millions d'italiens ? Pourquoi inscrire au fer rouge sur sa chair l'Histoire de tout un peuple ?

Malgré ses erreurs et nombre de ses positions politiques que je ne partage pas, un homme seul ne peut servir de grand méchant loup à une nation entière. Les ennemis numéro un sont souvent des épouvantails agités pour cacher les dessous de table de dirigeants sans foi ni loi. Parfois, le véritable ennemi d'une démocratie roule en voiture de fonction et serre des mains…

Plus le temps de tergiverser ! Le temps presse, la roue tourne. Et seul un homme peut empêcher que cette roue n'écrase définitivement Cesare Battisti. Vous êtes cet homme. Ardent défenseur des plus démunis de votre patrie -souvent seul et rejeté dans votre trajectoire politique- vous avez été élevé grâce à tout un peuple à la fonction de président de la République du Brésil. Porteur de l'espoir de tout un pays.

Un jour, vous laisserez votre place à un autre dirigeant élu démocratiquement. Vous ferez alors un dernier signe à vos concitoyens puis rejoindrez vos proches après une existence consacrée « à la beauté et aux humiliés ». Fier d'expliquer un jour à vos petits enfants : « Malgré les énormes pressions internationales et les difficultés dans mon propre camp, je suis resté fidèle à mes convictions. Je n'ai pas laissé mourir un homme qui méritait le statut de réfugié politique. »

Cette lettre écrite à chaud et sans doute perfectible, qui n'engage que moi (elle a d'ailleurs peu de chances d'atteindre son destinataire) n'est donc pas adressée uniquement au président actuel du Brésil mais à l'homme de conviction d'hier, sans doute d'aujourd'hui, et au futur grand-père. Pourrez-vous cacher à vos petits-enfants la vérité sur l'acharnement carnivore subi par un individu pendant plus de trente ans ? Monsieur le président du Brésil, une partie de l'histoire de votre pays et la votre que vous raconterez à vos descendants se jouent ces prochaines heures. L'existence d'un homme se trouve désormais entre vos mains.

« Lettre ouverte » à monsieur Luis Ignacio Lula da Silva, président de la république du Brésil, magistrat suprême de la nation brésilienne,

au peuple brésilien,

« Trente ans changent beaucoup de choses dans la vie de hommes, et parfois fazem uma vida toda » (L'homme revolté - Abert Camus)

Si on jette le moindre regard sur notre passé depuis un point de vue historique, combien d'entre nous peuvent sincèrement dire ne jamais avoir souhaité affirmer leur propre humanité, la développer dans tous ses aspects dans un contexte d'ample liberté ? Peu. Très peu sont les hommes et les femmes de ma génération qui n'ont rêvé d'un monde différent, juste.

Cependant, ce n'est pas rare que, par force de curiosité ou de circonstances, seuls quelques-uns décidèrent s'élancer dans la lutte, au sacrifice de leur propre vie.

Mon histoire personnelle est clairement assez connue pour que je revienne à nouveau sur le choix qui m'a mené à la lutte armée. Je ne sais que dire, qu'on était des milliers, et que quelques-uns sont décédés, d'autres sont en prison, et beaucoup exilés.

On savait que tout pourrait finir d'une telle manière. Combien furent les exemples de révolutions qui ont fait faillite et que l'histoire avait déjá dévoilés ? Malgré cela, nous recommençâmes, fîmes des erreurs et voire perdîmes. Pas tout ! Les rêvent continuent !

Maintes conquêtes sociales dont jouissent aujourd'hui les Italiens ont été conquises au prix du sang versé par ces camarades de l'utopie. Quant à moi, je suis le fruit de ces annés 70, comme beaucoup d'autres ici au Brésil, y compris beaucoup de camarades qui de nos jours sont les responsables du sort de la gent brésilienne. Moi, à vrai dire, je n'ai rien perdu, luttant pour quelque chose que je ne pouvais pas porter sur moi. Mais maintenant, détenu ici au Brésil, je ne peux point accepter l'humiliation d'être traité de criminel commun.

Et c'est pourquoi, face à la surprenante obstination de certains ministres de la Cour suprême brésilienne qui ne veulent pas voir ce qu'était vraiment l'Italie des annés 70 ; des ministres qui me dénient l'intention de mes actes ; des ministres qui fermèrent les yeux devant l'absence accablant de preuves techniques de ma culpabilité en ce qui concerne les quatre meurtres qui me sont attribués ; des ministres qui ne reconnaissent pas la contumace de mon jugement, la prescription, comment ne pas songer à l'extradition ?

En outre, il est étonnant et absurde que l'Italie m'ait comdamné pour l'activisme politique et que au Brésil une petite partie, d'un coup d'entêtement, insiste de m'extrader sur la base de ma participation à des crimes communs. Il s'agit d'une absurdité, puisque j'ai reçu du gouvernement Brésilien la condition de refugié dont je serai toujours reconnaissant.

Face aux dificultés qui ne permettent pas gagner la bataille contre la puissance du gouvernement italien, lequel a fait usage de tous les arguments, outils et armes, il ne me reste quant moi qu'à entamer une « grêve de la faim totale », pour qu'on m'accorde les droits établis dans le statut du refugié et du prisonnier politique. Ce faisant, j'espère empêcher, par le biais d'un dernier acte de désespoir, cette extradition, qui pour moi équivaut à une peine de mort.

J'ai toujours lutté pour la vie ; si malgré cela il faut mourir, je suis prêt, mais jamais par la main de mes bourreaux. Dans ce pays, le Brésil, je vais continuer ma lutte jusqu'à la fin, et malgré la fatigue, jamais je ne jetterai l'éponge dans la lutte pour la vérité. Cette vérité que quelques-uns insistent à ne pas vouloir voir. Et voilà, si le pire des sourds est celui qui ne veut pas entendre, le pire des aveugles, c'est celui qui ne veut point voir.

A guise de conclusion, je veux remercier aux camarades qui depuis le début de ma lutte ne m'ont jamais abandonné. Je remercie aussi ceux qui sont arrivés aux derniers moments, mais qui ont la même importance de ceux qui sont à mes côtés dès le début de tout cela. A vous mes plus sincères remerciements. Je vous recommande comme dernière suggestion que vous continuiez la lutte pour vos idéaux, pour vos convictions. Ça vaut la peine !

J'espère que le l'héritage de ceux et celles qui sont tombés au front de la bataille ne soit pas vain. Même si on perd la bataille, je garde la conviction que la victoire dans cette guerre est réservée à ceux qui luttent pour la généreuse cause de la justice et de la liberté.

Je vous livre ma vie, monsieur le Président, et au peuple brésilien.

Brasilia, le 13 novembro 2009

Cesare Battisti

Posté par AuFilDeGarrigue à 16:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Incoryable !

Vaccins H1N1 : l'Etat offre aux labos une protection béton ! 27

A lire ICI

Posté par AuFilDeGarrigue à 16:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 novembre 2009

Bravo

Bravo au ministre des Expulsions !

Source : 26  I P O L I T I S I   5 novembre 2009
Auteur : OLIVIER LECOUR GRANDMAISON Historien. Enseignant à l’université d’Évry-Vald’Essone.

Coup de chapeau à un soldat vaillant et fidèle de la majorité présidentielle, veillant sans relâche à servir notre beau pays et à défendre ses concitoyens…

Bravo, monsieur le ministre des Expulsions, pour votre persévérance et votre courage. En effet, pour la première fois depuis de nombreuses années, vous êtes parvenu, avec la collaboration précieuse du gouvernement travailliste de Grande-Bretagne, à organiser le retour groupé d’Afghans en situation irrégulière. Délicate formule pour désigner leur expulsion vers un pays ravagé par l’intervention militaire étrangère et la guerre civile, et bel exemple de collaboration transfrontalière qui prouve qu’une certaine Europe continue, envers et contre tout, de se construire. Une telle initiative n’avait pas été prise depuis 2005, ce qui témoignait d’un laxisme coupable auquel vous avez, conformément aux souhaits du chef de l’État, voulu mettre un terme. C’est désormais chose faite et vous pourrez, à l’heure du bilan, vous enorgueillir d’avoir été, dans votre domaine de compétences, l’artisan zélé de la rupture inlassablement défendue par Nicolas Sarkozy, à qui vous devez votre irrésistible ascension.
Il y a quelques mois, vous n’étiez qu’un obscur secrétaire d’État à la Prospective, chargé d’évaluer l’action gouvernementale, et les portes du Conseil des ministres vous étaient fermées. Dure mise à l’épreuve, mais vous avez résisté. Sans doute fallait-il s’assurer de votre dévouement car vous veniez des cénacles du Parti socialiste, et votre ralliement soudain à l’UMP pouvait inquiéter quelques esprits chagrins. D’autant plus que, dans le cadre de vos anciennes fonctions, vous aviez commis un rapport implacable contre la politique de celui que vous servez aujourd’hui en dénonçant notamment « les effets dévastateurs » des « arrestations massives » d’étrangers et des détentions « à répétition de certaines personnes non reconductibles, y compris les enfants ». Avec lucidité, vous ajoutiez que ces orientations avaient pour objectif de « rassurer l’électorat de droite et d’extrême droite en prétendant lutter toujours et encore contre l’immigration ». Après votre conversion brutale, vos nouveaux amis exigeaient quelques gages. On les comprend.
Contre les sectaires, les suspicieux et les jaloux, vous avez su vous imposer comme un soldat vaillant et fidèle de la majorité présidentielle. Cet admirable parcours, réalisé en un temps record, méritait d’être récompensé. De là votre rapide nomination à la tête d’un grand ministère, qui n’a pas de précédent dans l’histoire de la République puisque vous devez veiller, comme votre prédécesseur, Brice Hortefeux, à l’Immigration, à l’Intégration, à la Défense de l’identité nationale, dangereusement mise à mal par qui vous savez, et au Développement solidaire. L’appellation est un peu abracadabrantesque, mais passons pour ne retenir que le vaste programme qu’elle recouvre. Sa réalisation impose d’agir en France et auprès de vos amis étrangers en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne, notamment, pour obtenir de tous ces démocrates sincères, attachés à la défense intransigeante des droits de l’homme et des réfugiés, qu’ils prennent des mesures efficaces contre l’émigrationde leurs ressortissants, sans oublier les allochtones présents sur leur propre territoire. Vous expulsez ; qu’ils emprisonnent et qu’ils expulsent eux aussi, et ils seront récompensés. Glorieuse et très républicaine coopération dont vous êtes désormais l’artisan.
La tâche est rude, mais ce n’est pas pour vous décourager. Bien au contraire, cela stimule vos ambitions, qui sont grandes pour « servir notre beau pays », bien sûr, « défendre nos concitoyens » et les lois de la République, car tels sont les nobles principes de votre action. Merci aux conseillers en communication chargés de la propagande gouvernementale qui ont forgé ces « éléments de langage » inlassablement répétés pour légitimer cette politique qui allie, dites-vous, « humanité et fermeté ». Dominique de Villepin, lorsqu’il était Premier ministre, usait déjà de cette formule, mais qu’importe puisqu’elle est supposée résumer les orientations équilibrées que vous mettez en oeuvre. Rappelons que la lettre de mission que vous avez reçue du chef de l’État et de son « collaborateur » à Matignon fixe, pour l’année 2009, le nombre d’expulsions à 27 000, soit 74 par jour, ce qui signifie que toutes les heures il vous faut procéder à 3 reconduites forcées. On imagine mal, sans doute, la somme d’efforts exigés par la réalisation de ces objectifs. Chapeau bas devant tant de prévention et d’humanisme réunis.
Bravo, enfin, car vous avez su tenir bon contre les habituels pétitionnaires emmenés par de nombreuses associations françaises et étrangères, auxquels se sont joints deux députés de votre majorité opposés au renvoi de ces Afghans dansleur pays d’origine. Vous avez bien appris les leçons de votre maître, qui, dans l’adversité, sait garder le cap sans céder aux chants des sirènes du renoncement. De même, vous êtes passé outre les arguties juridiques de la Cour européenne des droits de l’homme, qui, en novembre 2008 puis de nouveau le 6 octobre dernier, avait condamné de telles opérations. Magnifique défense de la souveraineté nationale ! Vive la France, son drapeau et sa «Marseillaise » ! Vous avez bien mérité de la patrie reconnaissante et, au Panthéon de la xénophobie d’État, une place de choix vous est d’ores et déjà réservée.

Posté par AuFilDeGarrigue à 16:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 novembre 2009

A voir

Hier Mercredi 4 Novembre, a eu lieu la sortie nationale


du documentaire de Gilles Perret

"Walter, Retour en Résistance"

La liste des salles et des projections spéciales sur :www.walterretourenresistance.com




"WALTER, RETOUR EN RÉSISTANCE" est un portrait sensible et éclairant de Walter Bassan, ancien résistant communiste, héros discret et rescapé des camps dont la colère s'est réveillée quand il a vu notre président et son gouvernement saboter sans vergogne tous les acquis que lui et ses camarades de droite comme de gauche du Conseil National de

la Résistance

avaient conquis : Sécurité Sociale, retraites par répartition, contrôle par l'état des secteurs vitaux (énergie, transports, courrier), liberté de la presse... Et ce alors que Sarkozy récupère les symboles de

la Résistance

: présence annuelle à l'emblématique Plateau des Glières (à la façon Roche de Solutré mitterrandienne), valorisation du poème de Guy Môquet, etc.

Walter et ses camarades, John Berger et Stéphane Hessel, nous donnent une vision de leur engagement qu'il est nécessaire de transmettre si nous ne voulons pas que leurs combats tombent dans le domaine historique du formol!


Pour voir la bande annonce : ici

Posté par AuFilDeGarrigue à 11:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 novembre 2009

Nimes. Sans-papiersDes Géorgiens renvoyés de force en Pologne

Source : http://www.midilibre.com/articles/2009/11/04/NIMES-Des-Georgiens-renvoyes-de-force-en-Pologne-984849.php5

Quatre familles de Géorgiens (21 personnes) de la minorité yézid, parmi lesquels trois malades et sept enfants, ont été embarqués manu militari à Garons, dans un avion pour la Pologne, hier matin. L'appareil avait été affrété par le ministère de l'Intérieur et cette opération, organisée par la police des frontières, a mobilisé une bonne trentaine de policiers.
Ces demandeurs d'asile politique avaient été interpellés la veille, au lever du jour, dans un hôtel situé dans la banlieue de Dijon, en Côte-d'Or. Ils étaient en France depuis le début de l'année et les enfants, scolarisés à Dijon, étaient encore en vacances de Toussaint. Le département de Côte-d'Or n'ayant pas de centre de rétention administrative et celui de Lyon étant complet, ces quatre familles ont abouti à celui de Nîmes, dans la soirée de lundi, vers 20 heures. Trop tard pour saisir le juge des libertés sur les conditions d'interpellation, de transfert, la présence de malades et d'enfants normalement scolarisés, s'insurge José Lagorce, de la Cimade, service oecuménique d'entraide aux migrants. « Tout a été planifié pour se faire en cachette et nous empêcher d'intervenir car il était trop tard pour saisir le juge des libertés, surtout que l'avion devait décoller à 7 heures. Nous n'avons malheureusement rien pu faire. » Une « opération d'autant plus honteuse », affirme la Cimade, que les en fants, qui hurlaient de terreur, auraient été arrachés à leurs parents, hier matin, pour obliger ces derniers, qui s'y refusaient, à sortir des locaux d'hébergement du centre de rétention. L'émotion et la tension auraient été telles que des policiers, scandalisés, auraient carrément refusé de prêter main forte à leurs collègues. Ce que démentent les autorités .
A l'aéroport de Garons, où l'avion a finalement pu décoller peu avant 11 heures, des consignes de silence absolu avaient été données . « Les vols privés sont confidentiels », expliquait un employé, tandis que des policiers en civil, « au courant de rien », disaient être là pour une ... « réunion ». Même silence embarrassé du côté du centre de rétention administrative, où l'on refusait de répondre à Midi Libre .

Posté par AuFilDeGarrigue à 06:37 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »